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Le représentant local du "polisario" à Béchar (près de 900 km au sud-ouest d'Alger) "a été violemment pris à partie" par les émeutiers qui ont sévi dans la ville et "a subi plusieurs blessures qui ont nécessité son hospitalisation", révèle mardi le journal "Le Courrier d'Algérie".
Dans un article tendancieux sur le Maroc, accusé de tirer profit des évènements de Béchar, le journal a été tout de même amené à admettre que les émeutiers qui protestaient à Béchar contre les conditions infra-humaines dans lesquelles végètent les populations de cette ville, s'en sont pris à la représentation du "polisario".
Le journal a rapporté que des inscriptions "Nous sommes marocains" ont été écrites sur les murs, "alors que le siège local du polisario a été saccagé puis incendié", confirmant ainsi les dires du chef du gouvernement algérien et secrétaire général du Rassemblement national démocratique, Ahmed Ouhayia, lors de sa conférence de presse de vendredi dernier.
L'état de santé du délégué du "polisario", pris à partie par la foule, sans doute excédée par les privilèges dont il jouit en rapport avec une "cause" qui est loin d'être la sienne, a nécessité plusieurs jours d'hospitalisation, indique encore le quotidien.
Le chef du gouvernement algérien avait évoqué, dans sa conférence de presse, "des mains étrangères" dans la mise à sac et l'incendie du siège local du "polisario" à Béchar et les inscriptions apparues sur les murs "Nous sommes des marocains" ou "Nous ne sommes pas des algériens", avait rapporté alors la presse algérienne.
Les émeutes de la ville de Béchar avaient éclaté dans la deuxième semaine de juillet, leur détonateur ayant été la coupure d'électricité dans certains quartiers de la ville, qui ont duré plus de deux semaines.
Source : LEMATIN