Médicaments anti-sida
L'Organisation mondiale de la santé a annoncé lundi qu'elle avait conclu un accord avec les Etats-Unis qui devrait augmenter le nombre de médicaments disponibles pour traiter le sida dans les pays pauvres.
L'OMS et la Food and Drug Administration (FDA) américaine, l'agence américaine de régulation pharmaceutique, ont en effet décidé d'échanger des donnés confidentielles sur les essais de médicaments anti-sida destinés aux projets d'assistance dans le monde, a indiqué Hans Hogerzeil, directeur des médicaments et des normes à l'OMS.
La «pré-autorisation» des médicaments par l'OMS, qui ne remplace pas les autorisations nationales, devrait permettre à la FDA d'accélérer sa procédure d'acceptation rapide des médicaments qui peuvent être financés par le fonds de lutte contre le sida mis en place par le président George Bush. Ce fonds est doté de 15 milliards de dollars.
Ces médicaments peuvent uniquement être utilisés en dehors des Etats-Unis mais plusieurs pays en développement (Ethiopie, Kenya, Tanzanie) se sont montrés réticents à les accepter sans un feu vert formel de l'OMS, a expliqué M. Hogerzeil. La procédure de pré-autorisation de l'OMS, qui concerne à la fois les médicaments génériques et ceux sous brevet, avait été adoptée par les pays membres de l'OMS l'an dernier.
Les autorités américaines étaient jusqu'à présent méfiantes car elles craignaient que cette procédure, plus souple, ne nuise aux systèmes nationaux d'autorisation des médicaments.
L'OMS a reconnu qu'elle avait peu de chances d'atteindre son objectif de fournir des traitements anti-rétroviraux à trois millions de personnes dans des pays en voie de développement d'ici la fin 2005, conformément au programme «Trois par cinq».
Un million de malades dans les pays en développement ou en transition reçoivent aujourd'hui une thérapie antirétrovirale, contre 400.000 en décembre 2003, date du lancement du programme «Trois par cinq».
Source : LEMATIN