En cette période estivale où l'on s'active à recruter de nouveaux joueurs, les clubs européens notamment toujours en quête de bons éléments afin d'étoffer leurs effectifs, font de gros efforts pour s'assurer les services de joueurs avant la fin du marché des transferts. En Espagne, tout comme en Angleterre ou encore en France, la fièvre des transferts monte en puissance.
En ce qui concerne l'Espagne, et plus précisément l'Atletico de Madrid et le FC Seville, tous deux désireux de renforcer leurs effectifs, viennent de recruter deux joueurs de talent.
Le premier nommé, en l'occurrence le FC Séville, vient d'engager l'international malien Frédéric Kanouté. Cet ancien attaquant de Tottenham a signé un contrat de 4 ans en faveur du club andalou.
Pour cette opération, Tottenham a fini par revoir ses conditions à la baisse en laissant partir l'ex-Lyonnais pour 6,5 millions.
L'Atletico de Madrid quant à lui, procédera avant la fin des transferts (Mercato d'été) au recrutement de l'international espoir argentin Javier Mescherano. Le montant du transfert n'est pas encore révélé, mais il pourrait atteindre une somme colossale.
En France, Lyon, intéressé par l'international tchèque Milan Baros, a fait une proposition d'un montant de 12,5 millions d'euros à Liverpool. En concurrence avec Lyon, Aston Villa a à son tour fait une offre à l'international tchèque (25 buts en 39 sélections) qui n'a pas dépassé les 9,6 millions d'euros, alors que Liverpool exigeait 10,3 millions.
Des mouvements de transfert fusent, mais c'est celui de Michael Essien qui a défrayé la chronique. En effet, le milieu de terrain ghanéen de Lyon, considéré comme une pièce essentielle de Lyon, a été transféré à Chelsea, club du milliardaire russe Roman Abramovich. Pour s'attacher ses services, la prestigieuse équipe londonienne a déboursé 38 millions d'euros, ce qui constitue un record dans l'histoire des transferts en France.
Des transferts ici et là dans les championnats européens à coût de millions d'euros, on ne peut oser faire des comparaisons avec d'autres cieux, notamment dans les championnats africains ou asiatiques.
Intéressons-nous particulièrement aux transferts de nos joueurs à l'étranger. En fait, nos meilleurs éléments qui attirent la convoitise des clubs européens ou asiatiques sont cédés pour des sommes insignifiantes. Ils sont bradés en quelque sorte.
Les exemples abondent. Récemment, Hicham Aboucherouane, ce très fin technicien et buteur du Raja, a découvert le professionnalisme sous les couleurs de Lille où il est engagé à titre de prêt. Dans un premier temps, il a été question qu'il soit transféré définitivement.
Il s'est avéré par la suite que les dirigeants lillois ont proposé au joueur une offre de 200 millions de centimes, avec la condition de jouer 15 matchs en championnat, et qu'il donne satisfaction. Aboucherouane, qui accepta, n'a plus guère le choix que de se montrer plus performant que par le passé lors du championnat amateur.
Aboucherouane, tenté par le professionnalisme, d'autres Marocains vont suivre la même voie.
L'international marocain juniors Rabeh du FUS serait convoité par un club saoudien, qui lui propose 265 millions de centimes. A Qatar, un club de Division 1 aurait des vues sur le défenseur marocain du Raja, Amine Erbati. L'offre serait de 550 millions de centimes.
Mohamed Armoumen, l'attaquant des FAR, pourrait rejoindre un club au Koweït pour une somme de 800 millions de centimes.
Maslouh qui piaffe d'envie d'évoluer en Bulgarie, s'est vu refuser le départ, l'offre de 300 millions étant inférieure à ce qu'exigeaient les dirigeants rajaouis.
Mustapha Chedly, le gardien du Raja, tout heureux de brasser le professionnalisme en Egypte, partira pour 300 millions de centimes.
La liste n'est pas terminée, d'autres joueurs en quête d'une situation meilleure prendront très prochainement la destination qui leur conviendrait.
Ali Hassouni | LE MATIN