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International : Irak: Saddam Hussein jugé après le référendum d'octobre
Posté par guidedumaroc le 3/9/2005 21:47:07 (786 lectures)

Le procès du président irakien déchu Saddam Hussein devrait commencer dans la deuxième moitié du mois d'octobre, soit après le référendum sur le projet de Constitution prévu pour le 15 de ce mois.

Cette information est tombée au moment où la communauté chiite, majoritaire dans le pays, terminait le deuil d'un millier de ses membres, tombés mercredi dans une bousculade en plein pèlerinage à Bagdad, provoquée par une rumeur sur la présence parmi la foule d'au moins un kamikaze.

Certains de ses responsables ont pointé un doigt accusateur vers des fidèles de Saddam Hussein et des extrémistes sunnites qui auraient, selon eux, propagé la rumeur parmi les fidèles chiites. Les opinions publiques chiite et kurde n'ont cessé de faire pression pour faire juger rapidement l'ancien président qui a réprimé durement les premiers dans le sud du pays et les seconds dans le nord.

"Oui le procès débutera dans la deuxième moitié du mois d'octobre", a répondu sous couvert d'anonymat un responsable gouvernemental qui était interrogé par l'AFP sur la date du début de cette procédure légale devant le Tribunal spécial irakien (TSI) chargé de juger l'ancien président pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité. Des responsables du TSI étaient injoignables vendredi pour donner une date pour le début du procès mais cette déclaration est l'indication la plus précise concernant la comparution de l'ex-président devant cette juridiction.

Saddam Hussein avait été capturé par l'armée américaine en décembre 2003 dans la région de Tikrit, au nord de Bagdad et est détenu depuis, ainsi que plusieurs de ses proches collaborateurs, dans une prison gardée par les Américains près de l'aéroport de Bagdad. Son procès pourrait s'ouvrir dans les deux prochains mois, avait vaguement indiqué le 11 août une source proche du TSI, composé de magistrats irakiens et mis en place par les Américains. En juillet, l'ancien président, chassé du pouvoir en avril 2003, avait été inculpé pour le massacre de Doujail, localité située au nord de Bagdad, où 143 chiites ont péri en 1982. Et fin août, le chef des juges d'instruction du TSI, Raed Jouhi, s'est rendu dans le Kurdistan pour réunir des preuves contre lui.

Au troisième jour du deuil chiite, un représentant du plus prestigieux des chefs chiites en Irak, le grand ayatollah Ali Sistani, a souligné que sa communauté se retenait de riposter aux "terroristes", accusés du meurtre d'un millier de ses pèlerins, pour éviter un conflit interconfessionnel. Mais des représentants du courant radical du jeune chef chiite Moqtada Sadr ont multiplié les accusations contre les forces étrangères et le gouvernement, les rendant responsables de la bousculade mortelle sur un pont de Bagdad.

Moqtada Sadr lui-même a conduit la prière hebdomadaire pour la première fois depuis plus d'un an, à Koufa, jumelle de la ville sainte de Najaf. Il n'a pas fait d'apparition dans cette mosquée depuis que ses miliciens de l'Armée du Mehdi avaient quitté Najaf, à 160 km au sud de Bagdad, sous la pression de dignitaires chiites après des affrontements sanglants avec les troupes américaines.

Entre-temps, un parti sunnite a affirmé que deux des mosquées de cette communauté avaient été mitraillées par des inconnus dans le sud de l'Irak, à majorité chiite, et fait état d'un mort et de quatre blessés. Bassorah, capitale méridionale du pays, a connu une manifestation de chiites en soutien au projet de Constitution contesté par les sunnites, tandis que l'armée américaine annonçait avoir perdu trois soldats en deux jours portant à au moins 1.877 le nombre de GI's morts en Irak depuis l'invasion en mars 2003, selon un bilan de l'AFP établi à partir des chiffres du Pentagone.

Les violences quotidiennes ont fait huit victimes irakiennes, trois à Bagdad, quatre dans différentes attaques au nord de la capitale, en plus du fidèle sunnite abattu dans une mosquée de Bassorah.


Source : AFP

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