Le Tafilalet ou l'hymne à la musique du désert

Date 30/5/2005 9:54:40 | Sujet : Culture

Rissani, 29/05/05 - Dans une ambiance de fête, emprunte de convivialité et de brassage culturel enchanteur, la deuxième édition des musiques du désert a clôturé, dans la nuit de samedi à dimanche, ses travaux en apothéose en rendant un vibrant hommage aux sons, danses et cultures à la fois plurielle et cosmopolite des espaces sablés et dénudés.


Les spectacles offerts à Ksar El Fida, lieu enchanteur ou en Off à Erfoud ont célébré les atmosphères, les émotions et les rythmes du désert du Maroc, d'Afrique et de pays arabes et ont procuré au grand public de grands moments de danses, de transes, de chants et de musique qui parlent le désert, brisent son silence et s'inclinent devant sa magie à la fois enchanteresse et envoûtante.


Maman Barka et Mamoune Barkar du Niger, Adama Yalomba du Mali, Mint Ely Warakan de Mauritanie, les ballets d'Afrique du Sénégal, les troupes de danse et de musique Arda de Najd d'Arabie Saoudite, Ghardaya d'Algérie, Bororo du Niger et Rum de Jordanie se sont joints aux artistes marocains pour faire entendre leurs voix et celle du désert jusqu'aux scènes les plus réputées du monde comme pour dire que les dunes errantes au rythme du vent et des tempêtes ne parlent qu'une seule langue.

En accueillant ces artistes et ces groupes de musique du Maroc et d'ailleurs, les organisateurs du festival ont voulu rassembler, sous l'étendard du partage et de l'ouverture, l'infinie étendue du désert et la diversité de ses identités..

Les jeunes et moins jeunes ont bravé la chaleur qui sévissait dans la région pour savourer cette musique et ce patrimoine qui sont les leurs, qui expriment leur culture et consacrent leur attachement aux vastes étendues de sables et à leur racine. Une manière de dire que le désert est indissociable de l'Homme qui l'habite, il est aussi un lieu de rencontres et d'interactions.

Ils étaient aussi là pour exprimer leur gratitude au Centre des études et des recherches sahariennes qui ambitionne, au delà des objectifs culturels et artistiques, de promouvoir la région du Tafilalet et l'inscrire dans des circuits touristiques, d'autant plus qu'elle regorge d'énormes atouts naturels et de sites magnifiques.

Le musée du désert, inauguré lors de la cérémonie d'ouverture de ce festival par SAR le Prince Moulay Rachid à Ksar El Fida, pourrait désormais servir de catalyseur à une dynamique qui ne demande qu'à s'installer.

Ce joyau renferme des trésors de la culture saharienne et se présente désormais comme le gardien de la mémoire collective du Tafilalet et une ouverture sur le désert. Le public ne peut hésiter à la tentation de découvrir les raretés exposées dans cet édifice à fière allure qui sera certes un noyau culturel et touristique et se présente comme une invitation à la découverte de l'histoire et des richesses du désert.

Une synergie inédite et une collaboration édifiante entre les organisateurs, les autorités locales et les sponsors ont assuré le succès de cette édition fort prometteuse pour le tourisme et l'économie de la région et favorisé la pérennité de ce festival, qui constitue un hymne aux rythmes du désert.

Source : map



Cet article vient de Guide du maroc
http://www.guidedumaroc.com

The URL for this story is:
http://www.guidedumaroc.com/article.php?storyid=608