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Dossiers du maroc

Les meilleurs placements en 2003

Il n’y a pas de réponse unique. Tout est fonction de votre profil d’investisseur.
Il vaut mieux opter pour des produits moins risqués avec de faibles rendements mais qui garantissent votre capital.
La Bourse doit être réservée aux « avertis ».
Où placer son argent en 2003 ? Disons-le tout de suite, il n’existe pas de réponse unique à cette question. Tout est fonction de votre profil d’investisseur. Selon votre degré d’aversion au risque, vos besoins de liquidité, votre assise financière, votre âge ou vos projets, la réponse varie. Il serait par conséquent dangereux de donner une réponse standard. Nous vous proposons donc une revue de la palette d’instruments disponibles sur le marché, leurs rendements historiques (sachant que pour certains instruments, la plupart d’ailleurs, les réalisations passées ne garantissent aucunement les performances futures), leurs espérances de gain à court terme, avantages… Selon votre profil, que vous pouvez identifier grâce à un questionnaire que nous vous proposons en partenariat avec Atlas Capital, il vous sera relativement aisé d’opter pour l’un ou l’autre de ces instruments ou de combiner, le cas échéant, plusieurs types. Les avantages de la diversification ne sont plus à démontrer. Un dernier conseil avant la route, faites preuve de discernement quand vous comparez les performances de deux instruments : sachez qu’une performance ne peut être appréciée qu’en tenant compte du risque pris pour l’atteindre. Autrement dit : un OPCVM (organisme de placement collectif en valeurs mobilières) obligataire qui vous procure du 5 % est largement plus performant qu’une action qui vous rapporte autant. Et pour cause, en choisissant un OPCVM Obligataire, vous avez couru un risque nettement inférieur par rapport à l’investissement direct en bourse.

1 - Bourse
- Performance : de -60 à +50 %
- Plus-values : exonérées
- Dividende : Retenue à la source de 10 % libératoire de l’IGR
N’envisagez d’investir directement en Bourse que si vous êtes parfaitement initié. C’est le marché qui promet le maximum de rentabilité, mais attention, il peut s’avérer extrêmement destructeur de votre épargne. D’ailleurs, cela a été le cas au cours des quatre dernières années. En 2002, les boursicoteurs ont globalement perdu entre 15 et 25 % de leur investissement. Mais les plus avertis ont gagné jusqu’à 50 % (ceux qui ont acheté du Cosumar, Unimer ou encore Branoma).
D’autres, par contre, ont essuyé des pertes allant jusqu’à 60 % (ils avaient fait confiance à Longométal, IB Maroc, Papelera de Tetuan, BNDE, Diac Salaf…).
Pour l’année qui commence, les analystes, bien qu’ils soient globalement sceptiques par rapport à l’évolution du marché action, n’hésitent pas à recommander certaines valeurs. Les titres qui reviennent le plus souvent sont la Sonasid, Managem, l’ONA, les Brasseries du Maroc, Ciments du Maroc, Lafarge Ciment, Holcim Maroc et BMCI.

2 - OPCVM ACTIONS ET diversifiés
- Rémunération : variable
- Fiscalité : en fonction de la part des actions dans le portefeuille. 10 % si < à 85 %, exonérés si > ou = à 85 %
Les OPCVM Actions qui peuvent investir jusqu’à 85 % de leurs actifs en actions sont théoriquement tout aussi risqués. Mais en réalité, puisqu’ils sont gérés par des professionnels qui suivent le marché de très près et qui disposent d’outils performants d’arbitrage, ils peuvent « surperformer » le marché boursier. D’ailleurs, cela a été le cas l’année dernière. Les pertes ont été moins sèches. Mais au lieu des OPCVM Actions, choisissez plutôt des OPCVM Diversifiés (taxés à 15 %) qui comptent plus d’obligations dans leur portefeuille. Vous pourrez espérer une rentabilité assez élevée, mais, en même temps, vous vous prémunissez partiellement contre le risque.

3 - OPCVM Obligataires
- Rémunération : 4 à 10 %
- Fiscalité : 20 % au titre de la TPPRF
Les performances des fonds obligataires sont intimement liées à la situation sur le marché obligataire et directement influencées par le comportement du Trésor qui demeure de loin le principal émetteur. Sur le long terme, ces fonds sont réputés peu risqués. Leur rémunération a été de 4 à 10 % sur une année glissante. Pour ces instruments, il faudrait se baser sur des périodes de référence plus ou moins longues, en fonction de l’horizon de placement recommandé par le gestionnaire.
Et comme les réalisations historiques ne garantissent pas les performances futures, il ne faut pas prendre ces chiffres pour des acquis.
Si les taux sont en hausse en 2003, les gestionnaires de fonds obligataires auront du mal à maintenir les performances enregistrées en 2002. Ceci dit, sur le long terme, une hausse ne pourrait être que bénéfique pour les porteurs de parts d’OPCVM obligataires.
Même s’ils n’offrent que de faibles rendements, les fonds obligataires rassurent les épargnants les moins averses au risque. Cela étant dit, derrière le calcul de la valeur liquidative qui valorise votre patrimoine, se cache un grand nombre d’éléments et de scénarios qui influent sur les performances de vos fonds. La complexité de ces relations, liée à leur interaction ainsi que leur dépendance vis-à-vis de décisions des pouvoirs publics ne permettent ni aux gestionnaires ni aux investisseurs de disposer d’une visibilité suffisante.

4 - OPCVM monétaires
- Rémunération : 2 à 5 %
- Fiscalité : 20 %
Pour les particuliers, les OPCVM monétaires et obligataires court terme constituent un bon placement de « transit ». Mais comme tout investissement peu risqué, leur rendement est faible. Il est en général entre 2 % et 5 %, selon la sensibilité des fonds. Les manœuvres de la banque centrale ainsi que l’importance des besoins de financement du Trésor pousseront cependant les taux sur le marché monétaire vers des niveaux plus « décents » en 2003.
Petit hic, le CDVM ne reconnaît pas les fonds monétaires comme étant une catégorie à part entière. Ce vide laisse beaucoup de latitude aux gestionnaires qui parfois, pour doper la performance de leurs fonds, investissent dans des titres plutôt risqués. Et ce sont souvent les investisseurs qui en font les frais.

5 - Obligations
- Rémunération : variable selon les maturités. Min 3,64 % sur 1 an (BT)
- Fiscalité : Retenue à la source de 20 % au titre de la TPPRF
Le Trésor a donné le ton dès les premières adjudications de l’année. Les taux d’intérêt devront indubitablement remonter durant l’année 2003, du moins durant les premiers mois de l’année et sur la partie la plus courte de la courbe. Les bons du Trésor ainsi que les obligations offriront certes une meilleure rémunération cette année, mais les portefeuilles obligataires devront d’abord encaisser le choc de cette hausse.
À la dernière adjudication, le Trésor offrait 3, 64 % sur le 52 semaines. Les primes de risques pour les émissions privées varient en général entre 60 et 300 points de base.
Notez seulement que ces obligations sont taxées à hauteur de 20 % au titre de la TPPRF (taxe sur les produits de placement à revenu fixe). La retenue se fait à la source.
Les entreprises privées devront se bousculer au portillon du marché obligataire marocain, offrant une rémunération et des maturités qui collent plus à la demande.
Le marché obligataire est un marché de professionnels au Maroc. Les maturités, la valeur nominale des titres ainsi que la complexité de la gestion d’un portefeuille obligataire rendent difficile l’accès des particuliers à cet instrument des l’épargne. La liquidité des titres obligataires laisse également à désirer.

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