Perle du monde arabe, Fès est la capitale spirituelle,
intellectuelle et culturelle du Maroc
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Doyenne des villes impériales, Fès fut fondée en 789
après JC par Idriss Ier, un descendant du prophète. Son
fils, le sultan Idriss II, décide en 809 d'y établir le
siège de la dynastie. Dès 818, le sultan accueille dans
sa cité 8 000 familles de musulmans andalous
Dès lors, malgré les guerres dynastiques et les périodes
où elle ne fut pas la capitale officielle du pays, la
cité impériale n'a jamais cessé de s'agrandir et
d'embellir.
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De nos jours, Fès est sans doute la ville la plus
authentique d'Afrique du Nord Le rayonnement intellectuel de son
université coranique, sa célèbre mosquée Karaouiyne, ses trésors de
l'art arabo- andalou, sa médina médiévale de Fès el-Bali et ses
artisans de grand talent en font la gardienne des traditions de
l'islam.
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Trouver les monuments n'est pas chose facile. Essayez
d'entrer par la Bab Oujloud, jolie porte bleue et verte.
La Médersa Bou Inania peut se visiter et plus loin, la
Mosquée Karaouine est le cœur de la Médina. Avant la
construction de la Mosquée Hassan II, cette mosquée
était la plus grande du Maroc. Entre temps, vous serez
probablement passé sur la jolie place En Nejjarine et
devant la Zaouïa de Moulay Idriss, lieu saint où repose
le fondateur de la ville, le Moulay Idriss II.
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La fontaine de
la place En Nejjarine est la plus belle de Fès avec son décor de
zelliges et son auvent de bois de cèdre.
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La
Médersa El Attarine est aussi une jolie représentation
de l'architecture hispano-mauresque mais elle est moins
bien entretenue que la Médersa Ben Youssef que nous
avons vue à Marrakech.
Le quartier des Andalous peut aussi faire partie de la
visite mais il est moins intéressant que le quartier des
Kairouanais et allonge encore le parcours qui est déjà
important .
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Les souks sont sûrement le grand
intérêt de Fès. La visite du quartier des Tanneurs est le plus
impressionnant. Les Tanneurs se trouvent pieds nus dans des cuves de
teinture le plus souvent naturelles. Les peaux ont été au préalable
débarrassées de leurs poils dans des bains de chaux pendant des
semaines. Le formidable spectacle de ce travail peut être aperçu au
sommet des commerces des tanneurs. Acceptez les feuilles de menthe à
l'entrée proposées par le commerçant, afin de supporter les odeurs
nauséabondes que vous affronterez au-dessus des cuves ! Attention en
achetant des babouches, un sac ou un pouf en cuir, sachez que le
cuir fassien ne perd pas facilement son odeur... Souk des
teinturiers, du henné, des bijoux, de la forge, de la menuiserie,
tout est fabriqué dans cette ville. Entrez pour le plaisir des yeux
et marchandez si l'envie vous prend d'emmener quelques souvenirs !
Fès el-Jedid :
Edifiée au XIIIème siècle par les Mérinides, Fès el-Jedid est une cité administrative et royale où le Roi aime à se rendre pour marquer la solennité d'un évènement ou l'importance d'une décision
Le "Dar el-Makhzen
On accède au Palais Royal par la place des Alaouites. Un portail monumental, restauré à neuf, marque l'entrée officielle de ce domaine comprenant plusieurs palais
aux décorations d'une grande finesse d'exécution, des places d'armes, une ménagerie, une koubba, une mosquée, une médersa et les jardins clos de Lalla Mina.
Bab es-Seba
A l'extrémité nord de la Grande Rue se trouve Bab es-Seba ou "porte des Sept", ainsi appelée en l'honneur des sept frères de Moulay Abdallah qui se sont succédés sur le trône au XVIIIème siècle. C'est à cet emplacement, en 1443, que le cadavre de l'infant Ferdinand du Portugal fut pendu nu pendant quatre jours. Son cercueil y resta exposé durant vingt neuf ans.
Le Mellah
Au centre et à droite de la place des Alaouites, la Grande Rue des Mérinides traverse le mellah de Fès considéré comme le plus ancien quartier juif du Maroc On peut encore y admirer les très beaux balcons en bois ouvragés et les fenêtres ornées de ferronnerie de certaines demeures
La Makina
A l'ouest du Vieux Méchouar, la Makina abrite une manufacture de tapis marocains traditionnels ouverte au public
Les Jardins de Boujeloud
Ce jardin aux arbres de belles essences longe l'ancienne Rue des Français. A quelques pas de là, sur la place de l'Istiqlal, le Dar el-Batha, un ancien palais de style hispano-mauresque abrite le Musée des Arts Marocains où l'on découvrira de merveilleuses productions des arts traditionnels
Le Vieux Méchouar
Bab es-Seba s'ouvre sur le Vieux Méchouar, une ancienne place d'armes où paradaient jadis les troupes royales. Les habitants de Fès el-Jedid s'y retrouvent le soir autour de conteurs, de bateleurs et de charmeurs de serpents
Fès el-Bali:
Bâtie sous Idriss II en 809, Fès el-Bali renferme quelques-uns des plus beaux édifices du Maroc. Cependant, devant l'ampleur des dégâts occasionnés
par la surpopulation, l'UNESCO a décidé en 1976 de classer la médina au patrimoine mondial et d'entamer un programme de sauvetage.
Bab Bou Jeloud
Située à l'ouest de Dar el-Batha, cette porte d'enceinte s'ouvre sur Fès el-Bali. Construite au XIIe siècle, puis restaurée vers 1913, elle est en émail bleu (couleur de Fès) à l'extérieur et vert (couleur de l'Islam) sur la face intérieure
Le Grand Talâa
La "Grande Montée" est un des deux axes principaux de la médina. Il est conseillé de ne pas trop s'en éloigner car il est aisé de se perdre dans le gigantesque dédale de ces ruelles !
La place en-Nejjarine
La place doit son nom au souk des Menuisiers situé dans une ruelle en contrebas. Sa fontaine, avec son revêtement en mosaïque de faïence émaillée, est splendide et peu commune. Au fond de la place, le "fondouk" (maison des hôtes), récemment transformé en mosquée, s'ouvre sur une façade à la décoration d'une extrême richesse. Il date vraisemblablement du XVIIIème et a été entièrement restauré grâce à l'UNESCO
La médersa Bou Inania
Edifiée entre 1350 et 1357 par le sultan Abou Inan, cette médersa fut la dernière construite par les Mérinides. Vaste, elle offre au regard de multiples témoignages de l'architecture mérinide (décor en bronze, marbre et onyx, boiseries de cèdre, fenêtres surmontées de stalactites...). Cette médersa est actuellement le seul bâtiment religieux du Maroc ouvert aux non-musulmans
La zaouïa de Moulay Idriss II
Premier lieu saint de Fès. Son accès est interdit aux non-musulmans. Mais en faisant le tour par la gauche depuis la porte des femmes, on peut apercevoir par l'une des ouvertures la cour de la mosquée, puis la salle abritant le tombeau du saint patron et fondateur de la ville, Idriss II
La Mosquée Karaouiyne
Fondée en 857 dans le quartier des réfugiés kairouanais, puis agrandie au XIIème par le souverain almoravide Ali Ben Youssef, la mosquée Karaouine accueillait jadis jusqu'à vingt mille fidèles. Elle devint, de ce fait, l'une des plus grandes mosquées du Maghreb Université de renom, elle est aussi le plus ancien centre d'enseignement religieux. De la porte d'entrée, les touristes non-musulmans peuvent apercevoir la grande cour intérieure et ses deux kiosques à colonnes de marbre rappelant ceux de la cour des Lions du palais de l'Alhambra à Grenade
Les souks
Véritables cavernes d'Ali Baba, paradis des marchands, peut-être y trouverez-vous des trésors cachés...
La médersa el Atarin
Cette médersa de petite taille est considérée comme l'une des plus belles de Fès. Construite en 1325 par le sultan Abou Saïd, elle renferme des trésors de l'art mérinide.
Le toit de la médersa offre un intéressant point de vue sur la cour intérieure de la mosquée Karaouiyne voisine, et permet d'observer la vie sur les terrasses de la ville
La mosquée du quartier des Andalous
On accède à ce quartier par les tanneries de Chouara ou par Bab Ftouh. Fondée au IXe s., la mosquée des Andalous fut, à l'origine, un simple oratoire. Elle est célèbre pour sa grande porte nord, ornée de zelliges et d'un auvent de bois sculpté.
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